mercredi 18 avril 2012

[Cinéma] "RadioStars" de Romain Levy


"RadioStars" de Romain Levy
Distribué par : Mars Distribution

En quelques mots : Ben rentre de New York où il était parti faire carrière, mais il rentre bredouille et célibataire. Grâce à une de ses ex petite amie, il fait la connaissance d'Alex, animateur radio vedette du Breakfast Club. Lui et ses acolythes : Arnold présentateur-vedette, leader charismatique,  Cyril quadra dragueur bloqué en 1970 et lui jeune homme plutôt sympa aux t-shirts collectors, sont les rois des ondes et ont fait de la station BAST FM la sation N°1. Prétentieux et grandes gueules, ils se pensent clairement tout permis. après une première prise de parole de Ben sur les ondes, autant dire une petite vanne, Arnold décide de lui donner sa chance. Ils embauchent donc Ben, mais le lendemain même de son embauche, suite à une fiesta trop arrosée, ils ne peuvent assurer la prise d'antenne matinale. L'audience est en chute libre, la radio passe N°2... Le patron fou de rage contre cette équipe qui se pense tous les droits et intouchables les obligent à partir sillonner les routes de France en bus pour faire leurs émissions en direct dans des villes parfois perdues en pleine campagne.... Une tournée pour récupérer les auditeurs qui font défaut à la station en Province. Ils prennent alors tous la route pour un road trip radiophonique...


  • en 2 mots : radio &  doss
  • en 1 question : Est ce qu'une bonne vanne excuse tout ?


Ok, "RadioStars" n'est pas un film adapté d'un livre, mais quand on est face à un fillm aussi bon, impossible de ne pas en parler un peu. Ben oui, c'est un film qu'il faut courir voir au ciné, ce serait trop con de passer à côté ! Surtout toi qui a entre 25 et 45 ans. Car ce film est à la gloire de la radio et des animateurs qui ont rythmés nos matinées ou nos soirées.  Un vrai, gros, beau clin d'oeil aux  Arnold, Difool, Manu, Max, Cauet, Arthur et autres animateurs radios qui ont marqués des générations d'auditeurs. Des joyeux lurons qui ont fait les réveils matin de plusieurs générations.

Je ne connais pas personnellement ce Romain Levy, mais où était-il??? Quel bonheur de film quoi ! Quoi? J'en fais trop? Franchement aller voir le film est vous m'en direz des nouvelles.  Je ne le connais pas personnellement donc, mais à croire que l'on pourrait être super pote sans se connaître. Un mec qui me fait autant rire au ciné, forcément j'ai envie de le rencontrer quoi. Un mec qui a presque autant de DVD que moi  (bon ok moi je classe rien) et qui a "Can buy me Love " (source article Premiere) forcément ça m'intrigue...On pourrait être "frère de DVD" ^^
En plus un mec qui utilise le mot "Doss" pour remplacer un mot qu'il ne veut ou  ne peut pas trouver, forcément ça m'interpelle quand cela fait des années qu'on utilise le mot "fiopeur" et "fioper" des trucs... héhéhé ^^
De plus, tout au long du film, je trouve les plans généreux et sublimes, la mise en scène idéale. Les clins d'oeils ici et là sont vraiment bien trouvés et assez subtils pour ne pas sauter aux yeux de suite. Je pense en vrac aux t-shirts et sweats siglés, collector, les gestes calculés d'Arnold, tel une chorégraphie bien huilée, le mec au front sponsorisé, les références à la classe du cinéma des années Clarck Gabble, le MacDo comme la quête du graal, les portables et les appareils photos qui pulullent dans les concerts ou les chambres d'hôtels de province ^^ . Sans jamais tomber dans le cliché facile, où la vanne méchante, gratuite,  inutile et lourdingue. Au moment où j'ai cru que l'on tombait dans le cliché du rappeur qui se la pète et violent, il se transforme en chanteur romantique, jouant un morceau à la guitare tout mignon... Malin ! Un film qui rappelle à toute une génération aussi l'heure de gloire de la playstation, les soirées DVD et les "scritch" et les "Arnold" qui peuvent zonent parfois autour de nous...

Un film qui fait du bien et dégaine les bonnes vannes plus vite que son ombre. Mais qui révèle aussi une montagne de sentiments derrière les masques et les bons mots de chacun. Le film s'alterne en équilibre avec des moments clés, des moments vérités. Comme le monologue de Cyril, ou la découverte de Smiters qui découvre d'où vient son surnom et qui pète son cable ou d'Arnold qui se confit à Alex...
Les rebondissements sont nombreux, à aucun moment on ne s'ennuie !
A noter également le texte brillant de Ben lors de sa première chronique, un REGAL !
Seul petit bémol peut être l'amourette mise en place qui n'amène pas grand chose au film mais qui reste tout de même bien amené. A noter aussi une grosse frustration et grand mystère pour Claude, chauffeur ou chauffeuse du bus? Un sosie insolite en équilibre entre le Francçoise Hardy et le Jacques Dutronc.

Justement question casting, tous les personnages sont plus attachants les uns que les autres. Pour différente raison à chaque fois, seul con qui reste con, le patron de la radio (faut pas déconner, un patron reste un patron mdr).
Le casting est brillant, Clovis Cornillac inattendu dans le rôle est épatant dans le rôle d'Arnold, il le rend drôle, con et attachant à la fois. Manu Payet est drôle et touchant sans en faire des caisses, Douglas Attal est une belle découverte et sait être  vraiment crédible dans le rôle. Un peu notre Jason Biggs français, dans le rôle en tout cas, sa relation avec son père, sa timidité, se révélant pleinement une fois qu'il trouve sa voie et sa "vraie" petite amie. Pascal Demelon en Cyril quadra pas assumé "en mode toujours 30 ans" bloqué dans les années 70 est au top! Et les deux loosers affirmés que sont Smiters, Benjamin Laverhne et Jérémie joué par Côme Levin, se révèlent profondément attachants et pourtant vraiment ils ont des rôles plutôt ingrats au départ. Bref un casting réussi qui nous offre une alchimie amicale vraiment épatante. La scène de la chanson dans le bus et la scène finale sont assez énormes pour illustrer l'affaire.

Mais là où le film fait fort, c'est qu'au délà des bonnes vannes et des clins d'oeils cinématographiques glissés ici et là, c'est qu'il dénnonce subtilement également ces animateurs parigots qui se la pètent mais qui finalement se révèlent être des gens bien sûr comme tout le monde avec un gros coeur là dessous. En quête de reconnaissance... Et malgré les vannes, malgré la quête de réussite et de l'auditeur, l'amitié est là. Ok ça sent le bon sentiment mais ça marche !

Enfin pour finir, la BO est un bonheur pour les oreilles, des titres phares des années 90 ou tubes incontournables des ondes. A rajouter à la cdthèque ^^ ou mp3thèque (c'est quoi le nouveau nom?).

Bref donc, un film qui donne envie d'aller le revoir à nouveau, mais aussi de les écouter à la radio le matin ! c'est quelle station Bast FM? ^^



Un film aussi qui m'a redonné envie de revoir "Breakfast Club" et "Good Morning Vietnam" ou "Beethoven" ^^



Morceaux choisis / citations :

"Avec internet c'est partout l'amérique"

"il a un physique compliqué"

"Si tu fais rien, il se passera rien"



 

En un mot : Un bonheur de film, truffé de clins d'oeils et de vannes générationnelles, mais surtout des vannes qui risquent bien de devenir culte.  Un vrai feel-good moovie. Un film où l'on en ressort le sourire aux lèvres et les yeux pétillants. Les acteurs sont admirables et forment une équipe vraiment convaincante et attachante. 


Ptites infos sympa (source Allociné) :

Dans un même minibus
Pour faire en sorte que la bande de personnages apparaisse crédible à l'écran, tous les acteurs ont voyagé dans le même minibus pendant toute la durée du tournage. La promiscuité et les longs trajets ont ainsi permis de resserrer les liens entres les comédiens.

Un réalisateur joueur
Metteur en scène novice mais cinéphile averti, Romain Levy profitait des moments entre les prises pour cultiver l'esprit de camaraderie utile au tournage et au film. Ainsi, il était courant qu'il sorte son lecteur mp3 pour lancer un blind test improvisé. Il lui arrivait également de donner des indications de jeux bien particulières, comme l'explique Manu Payet : "Il peut vous demander de monter les escaliers comme Paul Newman les montait dans La Couleur de l'argent ou de mettre un coup de poing à la manière de Clint Eastwood dans L'Inspecteur Harry !"

Demande à ta mère !
Pour tester la virulence des blagues douteuses dans son film, Romain Levy les a racontées à sa mère, comme le fait d'ailleurs un autre cinéaste, Michel Hazanavicius. Si elle ne trouvait pas la blague trop méchante ou trop politiquement incorrecte, il la gardait !

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